histoire de la lorraine allemande

Historiquement l'origine franque de ces dialectes est incertaine. Par ailleurs, Robert de Hesseln indique vers 1771 que « L'idiôme de cette partie de la Lorraine est l'Allemand ; mais tel qu'il ne seroit peut-être pas entendu dans une des villes d'Allemagne »[3]. Dans une présentation de l'ouvrage «Pour Dieu et pour le Roi. Cette dernière appellation est destinée à marquer la différence avec l'allemand standard. En 1760, Voltaire fait la remarque suivante au comte de Tressan : « Vous voilà gouverneur de la Lorraine allemande : vous aurez beau faire, vous ne serez jamais Allemand [...] La Lorraine allemande vous fait-elle oublier l'Académie française, dont vous seriez l'ornement ? La Lorraine allemande est le nom traditionnel donné jusqu'au XIXe siècle à la partie germanophone de la Lorraine. (Histoire) Ce document contient 414 mots soit 1 pages.Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système d’échange gratuit de ressources numériques ou achetez-le pour la modique somme d’un euro symbolique. Un exemplaire de cette pétition est déposé aux Archives départementales de la Moselle. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. En 1771, la Lorraine allemande est traversée par la Sarre qui y reçoit la Blies et la Nied ; elle est délimitée à l'est par la basse-Alsace et le duché de Deux-Ponts, au nord par le Palatinat et l'électorat de Trèves, à l'ouest et au sud par le pays messin[3]. Avant l'unification allemande de 1871, le terme « Deutsch » ne renvoyait pas à une notion politique ou géographique (citoyen ou habitant de l’Allemagne) mais à une communauté linguistique rassemblant l’ensemble des populations de langue allemande, quelle que soit leur nationalité[19]. La limite actuelle entre les départements de Meurthe-et-Moselle et de la Moselle correspond précisément à la frontière franco-allemande entre 1871 et 1919 . D'après Girault de Saint-Fargeau, les territoires administratifs suivants font partie de la Lorraine allemande au XVIIIe siècle : le bailliage de Dieuze, le bailliage de Lixheim, la principauté de Phalsbourg, le bailliage de Château-Salins, le bailliage de Fénestrange, le bailliage de Sarreguemines, le bailliage et comté de Bitche, le bailliage de Boulay, le comté de Créhange, le bailliage de Bouzonville et le luxembourg français[4]. », « Die Deutsch-Lothringer sind gute Franzosen. La partie lorraine de ce Reichsland correspond à l'entité administrative appelée le Bezirk Lothringen, ce qui est parfois traduit par « Lorraine allemande »[9],[10],[11] lorsqu'il est question de cette époque. Pour les habitants de l'Alsace-Lorraine, cette date est aussi la fin d'une annexion d'un demi-siècle au Reich allemand, et d'une période de quatre années (1914-1918) d'oppression, de … L'expression «Lorraine allemande» est également utilisée par les historiens Gérard Bodé, Pascal Flaus, Pierre Horn et Denis Schneider [28]. Bode, Gérard, « L'enseignement du français en Lorraine allemande sous le Second Empire », L'Enseignement du français en Lorraine allemande sous le Second Empire. Le traité de Ribémont de 1179 démembre le duché de Lorraine et assure à Ferry Ier la possession des territoires lorrains de langue allemande avec Bitche pour capitale[2]. La désignation de Lorraine allemande et l’attachement des Lorrains à leur langue maternelle allemande sont attestés jusqu’au XXe siècle par des documents historiques et des témoignages. D'autres termes ont cependant fait leur apparition en raison des événements ultérieurs. Hiegel, Henri, « La rivalité en Lorraine allemande au Moyen Âge entre les ducs de Lorraine et les comtes de Sarrebruck », Les Cahiers lorrains, 1937. L'ambiguïté du terme « Lorraine allemande » étant devenue gênante en raison du sens pris par le mot « allemand » depuis 1870 puis sous le régime nazi, il fallait bien désigner ce territoire par un terme nouveau, non pour en nier les aspects plus anciens mais pour couper avec les connotations nationalistes du mot. En tout cas, nous Lorrains de la Lorraine-Allemande (Weber la délimite de Sierck aux Vosges, en passant par Boulay, Forbach, Sarreguemines et Sarrebourg) nous nous y retrouverons bien pour ce qui concerne 1823»[30]. », « die Elsasser, und ähnlich die Deutsch-Lothringer, würden eine Wiedervereinigung mit Deutschland als eine Befreiung von fremdem Joche. La Lorraine tire son nom de l'ancien État de Lotharingie. La Présidence de Lorraine dans l'Empire allemand (1973) Das Reichsland Elsass-Lothringen 1871-1918 (1931) La douce captive (1913) Metz et son évêque après l'annexion. Précédent; L’appellation de Lorraine allemande a trouvé sa consécration dans la terminologie officielle. La nouvelle frontière franco-allemande s’impose. À la fin du XIXe siècle, la limite linguistique romano-germanique de Lorraine suit une ligne allant du Donon au sud-est à Rédange (Redingen) au nord-ouest[12]. Ce continuum relève du moyen-allemand et plus précisément du Westmitteldeustch (moyen allemand de l’ouest). Cette entité culturelle et linguistique, qui représente une partie du Westrich[1], n’a jamais connu d'unité politique ou administrative. En 1848, l'Assemblée nationale constituante rédige en allemand standard un document destiné aux électeurs de la Lorraine allemande[24]. L'ensemble des dialectes mosellans est désigné par certains sous le terme générique de Lothringerdeutsch (allemand de Lorraine)[43], par d'autres sous le terme de lothringisch, par d'autres encore sous le terme de francique de Lorraine. Gérard Botz a publié en 2013 L'histoire du francique en Lorraine - Lothringer Platt[52]. Simon II, son frère, conserve quant à lui le reste du duché qui sera finalement réunifié en 1205 sous Ferry II. D'après Henri de Sybel, la partie Nord-Est de la Lorraine s'appelait l'Allemagne dans la bouche du peuple, les habitants en était allemands, presque sans mélange ; jusqu'en 1748, les délibérations officielles s'y faisaient en allemand, l'instruction s'y donnait en allemand, la justice s'y rendait aussi en allemand dans toutes les instances[16]. Cette dernière appellation est reprise en particulier par Albert Hudlett, professeur à l'université de Haute Alsace dans son ouvrage charte de la graphie harmonisée des parlers franciques -platt- de la Moselle germanophone. De même, la rivière Nied est composée de la Nied allemande (deutsche Nied) et de la Nied française (französische Nied), qui suivent presque exactement la limite linguistique et non pas la frontière politique[14]. En 1790, à l’époque de la Révolution, des députés du bailliage de Sarreguemines réclament la création d’un département spécifique de « Lorraine allemande », qui aurait comme chef-lieu Saint-Avold ou Sarreguemines ; demande qui est rejetée par l'Assemblée constituante à Paris[5],[n 2]. Dans une présentation de l'ouvrage «Pour Dieu et pour le Roi. Il permet de distinguer la langue régionale parlée de l'allemand standard, même si de par le continuum linguistique, il existe un lien fort entre les deux. En 1771, la Lorraine allemande est traversée par la Sarre qui y reçoit la Blies et la Nied ; elle est délimitée à l'est par la basse-Alsace et le duché de Deux-Ponts, au nord par le Palatinat et l'électorat de Trèves, à l'ouest et au sud par le pays messin[3]. Le traité de Francfort (10 mai 1871) entérine l’annexion de fait de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine comprenant la ville de Metz. D'autres termes ont cependant fait leur apparition en raison des événements ultérieurs. LA REVUE LORRAINE POPULAIRE DE JUIN PUBLIE LE JOURNAL TENU PAR L'ABBE PAUL IDOUX ENTRE MAI ET SEPTEMBRE 1940. Un témoin racontant ses souvenirs d’enfant indique à propos des soldats allemands : « Moi je ne les percevais pas comme nos ennemis puisqu’ils parlaient notre langue » ; un autre témoin raconte : « J’étais reçu major de promotion en allemand. Parmi les frontaliers lorrains germanophones interrogés dans le cadre de deux études de terrain, aucun n’a désigné sa langue comme « francique » ou « Fränkisch », les désignations employées étant « allemand », « platt », « platt lorrain », « dialecte » ou, dans le nord, « luxembourgeois »[47],[48]. En 1823, Johan Jacob Weber, originaire de Boulay (Bolchen) et curé (archiprêtre) de Volmunster (Wolmünster) dans le pays de Bitche, publia un ouvrage intitulé Etwas Gegengift wider den Zeitgeist für den gemeinen Mann in Deutsch-Lothringen (« Un peu d'antidote contre l’esprit du temps, pour l’homme ordinaire de Lorraine allemande »)[23]. Le terme « allemand » ayant pris de l'ambiguïté à la suite de l'unification allemande et de la possession d'une partie de la Lorraine par l'Empire allemand entre 1871 et 1918, l'emploi du nom « Lorraine allemande » disparait progressivement au XXe siècle, époque à laquelle les noms « Lorraine germanophone », « Lorraine francique » et « Lorraine thioise » font leur apparition. La partie située à l’est de cette limite, qui constitue une partie du département de la Moselle, était désignée jusqu'en 1870 sous le nom de Lorraine allemande et ses habitants sous le nom de « Lorrains allemands », « Allemands de Lorraine ». Cette désignation « luxembourgeois » tient à la fois de l'usage dans ce nord et de l'état Luxembourgeois et de ses institutions qui proposent ou fixent une définition de la langue luxembourgeoise. Le combat pastoral et «politique» de Jean-Jacques Weber 1767-1833), archiprêtre de Volmunster et de Rohrbach» [29] coécrit avec Henri Hiegel, faite à l'occasion des « Journées d'Études Mosellanes », Gérard Henner indique «Est-ce que les actuels habitants de Volmunster sauront lire en notre livre le destin tumultueux de leurs ancêtres, frappés de plein fouet par les événements nationaux et si proches des frontières...? Notre histoire, c’est que pendant quelques décennies, une partie de la Lorraine a été allemande aussi. En Lorraine, par le traité de Paris (1814), la Moselle perd au profit de la Prusse plusieurs communes et hameaux, dont le Canton de Tholey ainsi que sept communes du Canton de Sierck-les-Bains . Le traité de Ribémont de 1179 démembre le duché de Lorraine et assure à Ferry Ier la possession des territoires lorrains de langue allemande avec Bitche pour capitale[2]. C'est une langue apparentée à celle des francs et située sur le territoire lorrain. La guerre franco-allemande de 1870 : présentation du livre de Nicolas Bourguinat, Gilles Vogt publié aux Editions Flammarion. », Fehlen, Fernand, « Le « francique » : dialecte, langue régionale, langue nationale ? Par ailleurs, Robert de Hesseln indique vers 1771 que « L'idiôme de cette partie de la Lorraine est l'Allemand ; mais tel qu'il ne seroit peut-être pas entendu dans une des villes d'Allemagne »[3]. Le terme « allemand » ayant pris de l'ambiguïté à la suite de l'unification allemande et de la possession d'une partie de la Lorraine par l'Empire allemand entre 1871 et 1918, l'emploi du nom « Lorraine allemande » disparait progressivement au XXe siècle, époque à laquelle les noms « Lorraine germanophone », « Lorraine francique » et « Lorraine thioise » font leur apparition. E. SALIN, Président de la Société d'Archéologie Lorraine et du Musée historique lorrain. Cela concerne en fait partiellement 5 des 108 points d'enquête de l'atlas linguistique de Lorraine germanophone[41]. », « Die Deutsch-Lothringer sind gute Franzosen. Histoire et dates-clés Lorraine Les Celtes et les Romains. Les habitants de la Lorraine francophone étaient désignés par leurs voisins germanophones sous le terme de « Welschlothringer », l’adjectif Welsch désignant plus généralement toutes les populations de langue romane[20]. Cette demande témoigne que dans l'esprit des mosellans de l'époque la notion de langue allemande ou d' allemand ne coïncide pas encore avec le sens que ces mots ont commencé à prendre après la fin du premier Empire dans plusieurs États de ce qui constituait un embryon de la future Allemagne : la confédération germanique. Cette appellation était utilisée tant par les Lorrains germanophones que par l’administration ducale, royale, révolutionnaire puis impériale[n 1]. En tout cas, nous Lorrains de la Lorraine-Allemande (Weber la délimite de Sierck aux Vosges, en passant par Boulay, Forbach, Sarreguemines et Sarrebourg) nous nous y retrouverons bien pour ce qui concerne 1823»[30]. 112e Panzer Brigade; Vous êtes ici : Accueil Armée allemande. Dans le cadre du IIe Reich allemand, l’Alsace-Lorraine - Reichland (terre d’Empire) - acquiert une certaine autonomie. Historiquement l'origine franque de ces dialectes est incertaine. Identité complexe et complexes identitaires, paru en 2010, Albert Weyland mentionne « la langue allemande dans sa version francique »[51]. Les appellations « Lorraine allemande » ou « Lorraine de langue allemande » et leur équivalent allemand "Deutsch-Lothringen/Deutschlothringen" ont cependant été utilisées dans toute une série d'articles historiques faisant référence à la situation avant 1870 publiés en français et en allemand entre 1929 et 2002 par l'historien sarregueminois Henri Hiegel [26] dans diverses revues d'histoire régionale [27]. À la même époque, selon Robert de Hesseln, les lieux les plus remarquables de la Lorraine allemande sont : Sarreguemines, Bitche, Sarralbe, Dieuze, Lixheim, Fénétrange, Boulay, Schambourg, Bouquenom et Bouzonville[3]. « Strasbourg, à partir d’aujourd’hui, sera et restera une ville allemande. Paul Lévy, Histoire linguistique d'Alsace et de Lorraine. La Lorraine allemande est finalement partagée en deux départements partiellement francophones : la Moselle et la Meurthe. En novembre 1793, une partie de la Lorraine allemande, le comté de Sarrewerden[6], est rattachée au département du Bas-Rhin[7]. La toponymie témoigne de cette limite linguistique : il y a ainsi de part et d’autre de l’ancienne frontière linguistique Audun-le-Tiche (Deutsch-Oth) et Audun-le-Roman (Welsch-Oth). La Lorraine allemande est le nom traditionnel donné jusqu'à la seconde moitié du XIXe siècle à la partie germanophone de la Lorraine. Les traces de la présence allemande à cette période restent très présentes en Alsace, de matière physique comme immatérielle. Ce terme est fréquemment utilisé dans la presse et dans nombre d'ouvrages. Je voulais leur montrer que j’étais aussi capable qu’eux. L'excroissance géographique qui va de Vaudrevange jusqu'à Tholey est cédée à la Prusse via le traité de Paris de 1814 (canton de Tholey) et via celui de 1815 (canton de Relling, canton de Sarrelouis)[8]. », Parmi les premiers ouvrages en allemand moderne, on trouve les œuvres d', The Consequences of Mobility - Linguistic and Sociocultural Contact Zones, limite linguistique romano-germanique de Lorraine, Béat Fidèle Antoine Jean Dominique de La Tour-Châtillon de Zurlauben. Au XXIe siècle, nombre de Lorrains germanophones désignent leur langue maternelle comme « Dèitsch/Ditsch » ou « Plattdèitsch/Plattditsch » lorsqu'ils se réfèrent au seul dialecte et précisent « Hochdèitsch/Hochditsch » s’ils veulent se référer à la langue allemande littéraire normée. C’était notre langue ! C'est une démarche volontariste car le vocabulaire usuel est marqué idéologiquement depuis la Seconde Guerre mondiale et il faut clarifier le rapport avec l'Allemagne. Dès lors le mot « allemande » perd son sens purement linguistique car, indépendamment des critères linguistiques et culturels antérieurs, une partie de cette entité (Metz, Delme et Vic entre autres) n'est pas traditionnellement germanophone. L’appellation « Lorraine allemande » fait son apparition dans les ouvrages francophones au minimum dès 1692[17]. Nancy, la capitale historique du duché de Lorraine, et Metz, l'ancien chef-lieu de la région Lorraine, se situent toutes deux dans la partie francophone, même si Metz a comporté, au cours de son histoire, une importante communauté germanophone, du fait de l’installation de Lorrains de la Lorraine germanophone, où la natalité était plus forte, puis de l’immigration allemande, durant l’annexion de 1871-1918[13]. Le 11 novembre 1918, l'armistice de Rethondes met fin à la Première Guerre mondiale. C'est le duc Mathieu II de Lorraine (1193-1251) qui est le premier à ordonner que les actes publics soient écrits en français dans le pays roman et en allemand dans la Lorraine allemande[15]. Ce qualificatif n'est pas utilisé spontanément par l'ensemble des Lorrains germanophones. Cette pétition est très claire quant à la perception de leur langue par les Mosellans germanophones de l’époque. L'histoire postale et géographique de la Lorraine est particulièrement riche car elle témoigne de tous les bouleversements historiques qui ont affecté cette province. La pétition de 1869 commence par la phrase suivante : « Nous prenons la respectueuse liberté de porter devant Votre Majesté nos humbles doléances au sujet du système de proscription, adopté dans nos écoles primaires, contre l'enseignement de l'allemand, notre langue maternelle». La région annexée est alors désignée sous le nom de Reichsland Elsaß-Lothringen, ce qui est alors traduit en France par « Alsace-Lorraine » et, après juillet 1920, par « Alsace-Moselle »[n 3]. Études et essais historiques (de) Ansbert Baumann, « Die Erfindung des Grenzlandes Elsass-Lothringen » dans Burkhard Olschowsky (ed. La partie située à l’est de cette limite, qui constitue une partie du département de la Moselle, était désignée jusqu'en 1870 sous le nom de Lorraine allemande et ses habitants sous le nom de « Lorrains allemands », « Allemands de Lorraine ». En 1823, Johan Jacob Weber, originaire de Boulay (Bolchen) et curé (archiprêtre) de Volmunster (Wolmünster) dans le pays de Bitche, publia un ouvrage intitulé Etwas Gegengift wider den Zeitgeist für den gemeinen Mann in Deutsch-Lothringen (« Un peu d'antidote contre l’esprit du temps, pour l’homme ordinaire de Lorraine allemande »)[23]. Ce continuum relève du moyen-allemand et plus précisément du Westmitteldeustch (moyen allemand de l’ouest). Alors que l’Alsace n’avait commencé à réellement accepter son appartenance française que vers 1815, elle retourne à l’Allemagne en 1871. Cette entité culturelle et linguistique, qui représente une partie du Westrich[1], n’a jamais connu d'unité politique ou administrative. Dans son ouvrage Moselle plurielle. Identité complexe et complexes identitaires, paru en 2010, Albert Weyland mentionne « la langue allemande dans sa version francique »[51]. C'est le duc Mathieu II de Lorraine (1193-1251) qui est le premier à ordonner que les actes publics soient écrits en français dans le pays roman et en allemand dans la Lorraine allemande[15]. L'ensemble des dialectes mosellans est désigné par certains sous le terme générique de Lothringerdeutsch (allemand de Lorraine)[43], par d'autres sous le terme de lothringisch, par d'autres encore sous le terme de francique de Lorraine. »[49],[50]. L’appellation de Lorraine allemande a trouvé sa consécration dans la terminologie officielle. En 1871, l’ Empire allemand obtient la quasi-totalité de l' Alsace et une partie de la Lorraine correspondant à l'actuel département de la Moselle. La désignation de « Lorraine francique », et son corollaire la « langue francique lorraine » pour désigner la langue régionale de Lorraine germanophone, ne fait pas l'unanimité linguistiquement parce que la Lorraine germanophone comporte une petite zone où l’on parle un dialecte qui présente certains caractères du Bas-alémanique du groupe de l’allemand supérieur. La dialectologie allemande subdivise certes les principaux dialectes allemands parlés en Moselle, en dehors de la petite zone citée précédemment, en francique mosellan, francique luxembourgeois et francique rhénan lorrain. Actes de la section 3 du Romanistentag d'Aix-la-Chapelle du 27 au 29 septembre 1989. Avant l'unification allemande de 1871, le terme « Deutsch » ne renvoyait pas à une notion politique ou géographique (citoyen ou habitant de l’Allemagne) mais à une communauté linguistique rassemblant l’ensemble des populations de langue allemande, quelle que soit leur nationalité[19]. Nancy, la capitale historique du duché de Lorraine, et Metz, l'ancien chef-lieu de la région Lorraine, se situent toutes deux dans la partie francophone, même si Metz a comporté, au cours de son histoire, une importante communauté germanophone, du fait de l’installation de Lorrains de la Lorraine germanophone, où la natalité était plus forte, puis de l’immigration allemande, durant l’annexion de 1871-1918[13]. La partie lorraine de c… Pour les Lorrains, la Lorraine correspond à l’espace compris entre la Champagne à l'ouest, la Franche-Comté au sud, l'Alsace à l'est, et la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne au nord. L'expression «Lorraine allemande» est également utilisée par les historiens Gérard Bodé, Pascal Flaus, Pierre Horn et Denis Schneider [28]. Voir aussi sur histoirepostale.net : Une lettre de déporté de la Commune de Paris en Nouvelle Calédonie. Certains mouvements pangermanistes développent progressivement l'idée que tous ceux qui parlent l'allemand doivent former une nation allemande, Cela se concrétisera en 1866 par la confédération d'Allemagne du Nord puis en 1871 par la création du second Empire germanique en 1871 sous la domination prussienne. Pour les articles homonymes, voir Lorraine (homonymie). L'ambiguïté du terme « Lorraine allemande » étant devenue gênante en raison du sens pris par le mot « allemand » depuis 1870 puis sous le régime nazi, il fallait bien désigner ce territoire par un terme nouveau, non pour en nier les aspects plus anciens mais pour couper avec les connotations nationalistes du mot. De même, la rivière Nied est composée de la Nied allemande (deutsche Nied) et de la Nied française (französische Nied), qui suivent presque exactement la limite linguistique et non pas la frontière politique[14]. Actes de la section 3 du Romanistentag d'Aix-la-Chapelle du 27 au 29 septembre 1989. La partie lorraine de ce Reichsland correspond à l'entité administrative appelée le Bezirk Lothringen, ce qui est parfois traduit par « Lorraine allemande »[9],[10],[11] lorsqu'il est question de cette époque. L’Alsace-Lorraine a connu une histoire mouvementée, déchirée entre le Saint-Empire germanique et la France. Son équivalent en langue allemande, soit Deutsch-Lothringen, fait quant à lui son apparition au minimum dès 1742[18]. L'Alsace-Lorraine (Elsass-Lothringen) est un ancien Etat de l'empire d'Allemagne qui a existé entre la Guerre de 1870 et la Premièrre Guerre mondiale. En 1871, lEmpire allemand obtient la quasi-totalité de l'Alsace et une partie de la Lorraine correspondant à l'actuel département de la Moselle. La Bataille de Lorraine de septembre 1944 à mars 1945. Après un siècle, l’Alsace retrouve ses ascendances germaniques. Cette désignation « luxembourgeois » tient à la fois de l'usage dans ce nord et de l'état Luxembourgeois et de ses institutions qui proposent ou fixent une définition de la langue luxembourgeoise. En 1801, le traité de Lunéville entérine l’annexion des territoires de la rive gauche du Rhin ; ils deviennent français de droit. »[22]. Descriptif. L’histoire de l’Alsace et une partie de la lorraine, terre allemande entre 1870 (suite à la défaite de Sedan) et 1918 (traité de Versailles). », « nos Lorrains français disent Fouligny et Hattigny, quand les Lorrains allemands disent Fulling et Hatting. Son équivalent en langue allemande, soit Deutsch-Lothringen, fait quant à lui son apparition au minimum dès 1742[18]. Contributions à l'histoire de l'enseignement du français. Avant la Renaissance et jusqu'au XIXe siècle, les habitants de la Lorraine allemande se désignaient eux-mêmes comme Deutschlothringer (Lorrains allemands) et leur langue comme « Deutsch », y compris à une époque où il n’existait pas encore de langue allemande normée commune à l’ensemble de l’espace germanophone. Auteurs de l'article « Lorraine allemande » : Apparition de l'appellation « Lorraine francique », Discussion sur la dénomination des dialectes lorrains, « L'idiôme de cette partie de la Lorraine est l'Allemand ; mais tel qu'il ne seroit peut-être pas entendu dans une des villes d'Allemagne », « Vous voilà gouverneur de la Lorraine allemande : vous aurez beau faire, vous ne serez jamais Allemand [...] La Lorraine allemande vous fait-elle oublier l'Académie française, dont vous seriez l'ornement ? Bode, Gérard, « L'enseignement du français en Lorraine allemande sous le Second Empire », L'Enseignement du français en Lorraine allemande sous le Second Empire.

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